J’ai fini Bloodborne et j’ai des choses à dire !

C’était lors d’une fraîche soirée d’hiver. La période de Noel était passée, le monde était retourné à sa routine habituelle et moi, j’attendais la sortie des reviews de Bloodborne, espérant secrètement qu’elles soient mauvaises n’ayant pas de PS4 pour y jouer.

Elles furent bonnes.

Malheureusement, ayant acheté une Wii U quelques semaines plus tôt, je n’avais pas les fonds nécessaires et je dû livrer une bataille intérieure pour ne pas craquer et acheter cette maudite PS4. Ce fut rude, intense et dangereux. Mais je réussis, je ne cédai pas, la vie continua et The Witcher 3 sortit, me faisant oublier Bloodborne pendant de longues soirées.

L’histoire aurait pu s’arrêter là.

Mais non. 5 mois après la sortie du jeu, profitant d’un moment de faiblesse, mon côté sombre pris le dessus…

Voila… Voilà toute l’histoire.

Du coup cet avis tombe des mois après la sortie du jeu et surtout bien après la hype mais… Non rien, il n’y a pas de contrepartie à cette phrase.

Bloodborne est le nouveau bébé des petits gars de chez From Software. Après un Dark Souls 2 qui m’a personnellement un peu déçu, le studio revient ici en grande forme en reprenant toutes les bases de Dark Souls mais en changeant le contexte.

Ce contexte est simple : vous vous réveillez à Yharnam, une ville à l’ambiance gothique Victorienne qui s’est fait envahir par les monstres. Cependant en tant que chasseur, on vous envoi tuer ces monstres un par un en faisant des pauses bien méritée entre chaque boss dans le rêve du chasseur où votre poupée se chargera de vous faire monter en niveau.

Vous vous doutez bien que comme Dark Souls, l’histoire ne se limite pas à cela. En réalité elle est très dense et raconté de façon très cryptique à travers les dialogues avec les pnj ou dans les descriptions d’objets. Dites-vous que l’univers de Bloodborne est un vaste puzzle et qu’en finissant le jeu vous n’aurez reconstitué que le tour.

Mais nous reviendrons sur l’histoire plus tard, en attendant, ce qu’il faut savoir très rapidement c’est que Bloodborne est un chef-d’œuvre ! Mieux que ça, Bloodborne est le digne héritier de Dark Souls et nous prouve que le studio est capable de faire de véritable suites spirituelles en changeant d’univers tout en conservant et modifiant légèrement les mécaniques de jeu… Jusqu’à ce que l’annonce de Dark Souls 3 nous prouve l’inverse… Par pitié ne vous Ubisoftisez pas.

Quand on a joué à un de leur précédent titre, on se trouve en terrain connu dans la prise en main du titre. R1 attaque faible, R2 attaque lourde, L2 parade. Cependant, les boucliers ont disparu, détails changeant finalement radicalement l’approche que l’on pouvait avoir des combats dans la série des Souls. Ici, le jeu nous encourage plus à frapper le premier ou à essayer de se défendre plutôt que de fuir lorsqu’on est encerclé avec ce système où l’on peut récupérer un peu de vie pendant un cours instant après un coup reçu.

Autre  nouveauté, le fait de pouvoir passer en arme à deux mains ou à une main quand on le souhaite. Ok ce n’est pas vraiment une nouveauté mais le fait de changer de prise donne vraiment l’impression d’avoir deux armes différentes et du coup deux movesets souvent très complémentaires.

Bloodborne c’est aussi un jeu dans lequel on se fend bien la poire.

On peut aussi équiper en main gauche des armes de tir qui servent surtout à parer. Etant très mauvais aux parades et ce depuis toujours, je ne m’en suis pas vraiment servi cependant il est intéressant de noter qu’elles se font plus aisément qu’avant, le temps d’ouverture pour les placer étant plus large. C’est d’ailleurs quelque chose qu’on note aussi sur les autres mouvements : quand on lock un ennemi on peut dasher très rapidement dans toutes les directions ce qui coute des peu d’endurance et les roulades me semblent bien plus simple à placer pour esquiver les ennemis. Ce n’est pas une mauvaise chose, au contraire, c’est justement une preuve que le studio a réfléchi à ces petits détails pour s’adapter à ces combats plus nerveux.

Est-ce que tout ça rend finalement le jeu un peu simple ? Croyez-moi : non ! Quoique, je dois avouer que si les boss sont ultra charismatiques (ce qui fait plaisir après Dark Souls 2) aucun ne m’a réellement posé problème. Je n’ai jamais dû m’y reprendre plus de 3 ou 4 fois pour les battre. Ceci dit, c’est peut être juste une question de chance étant donné que les zones à traverser peuvent être terriblement difficiles. Et là je pense à Yahar’gul avec ses maudites sonneuses de cloches, au cauchemar de Mensis et ses mobs infligeant la folie, aux Faubourg de la Cathédrale supérieur avec ses foutus mini-Cthulhu !

J’insiste, Bloodborne n’est pas un jeu simple. Mais forcément qui dit difficulté, dit sentiment de satisfaction quand on découvre tous les secrets d’une zone ou suite à une victoire face à un boss coriace.

Si j’ai adoré le système de combat de Bloodborne ce n’est pourtant pas cet élément qui m’a le plus emballé, non, deux autres atouts du jeu m’ont impressionné.

Le premier c’est la direction artistique du titre. Si j’aimais beaucoup celle de Dark Souls, là je dois avouer qu’il y a eu un travail fantastique pour créer une ambiance Lovecraftienne horrifique parfaite. Oui, oui « parfaite ». La ville de Yharnam est incroyablement riche, incroyablement belle et renforcée par les différents stades de la nuits qui change les effets de lumières et du coup modifiant encore l’ambiance. Mais là où le travail de From Software est véritablement impressionnant c’est sur la cohérence constante des décors. Je m’explique : quand j’ai vu les premières images du jeu, je craignais de n’avoir qu’un décor dans le jeu un peu comme dans Lords of the Fallen. Ce n’est pas le cas, Bloodborne réussit à garder son ton unique visuellement sur toute la durée de l’aventure tout en réussissant à se diversifier en termes d’environnement.

Quand vers la fin du jeu, on ouvre une porte qui est en fait un raccourci vers une zone du début du jeu, on la reconnait immédiatement parce que chaque zone à une ambiance qui lui est propre. C’est juste impressionnant.

Et là je touche au second point qui m’a fait pleurer de joie : le level design de ce jeu est le meilleur de toute la série des Souls et peut être un des meilleurs level design de jeu vidéo tout simplement.

Presque toutes les zones du jeu sont reliées. Alors c’est toujours très sympa quand dans une zone, avant d’atteindre le boss, on trouve un raccourci nous ramenant à la lanterne (les feux de camps de Bloodborne) du début du niveau et ça montre déjà un vrai talent dans la construction. Par contre, en explorant une zone de milieu ou de fin de jeu, quand on découvre un passage secret vaste, que l’on grimpe deux, trois échelles et qu’on ouvre une porte nous faisant reconnaitre une zone du début du jeu dans laquelle on était passé en se disant « Tiens, cette porte est verrouillé, comment on accède à ce qu’il y a derrière ? », eh bien dans ces moment-là, la mâchoire se décroche.

Alors est ce que Bloodborne a détrôné Dark Souls dans mon estime ? Eh bien, malheureusement non. Parce si, en termes de direction artistique et level design, Bloodborne surpasse son aîné haut la main, il y a des éléments dans son gameplay que je ne m’explique pas. La suppression du système de poids tout d’abord. Loin d’être une difficulté supplémentaire, pour moi dans Dark Souls, c’était un élément qui enrichissait encore plus le gameplay. Le joueur choisissait d’être lourd et lent mais plus résistant ou à l’inverse agile et vif mais plus sensible.

C’est une disparition qui me dérange vraiment. Surtout que le moveset des armes a beau avoir plus de coups, finalement, leur nombre a considérablement diminué. On trouve seulement une quinzaine d’arme de corps à corps dans tout le jeu et elles se sont pas toutes très différentes les unes des autres. De même pour les tenues : elles ne sont pas extrêmement nombreuses, ne peuvent pas être améliorées et ne change pas tant que ça les statistiques. C’est un élément qui nuit pas mal à la rejouabilité du titre.

De plus, le jeu n’est vraiment pas très long. Pour peu que vous ayez fait les précédents Souls, il vous faudrait seulement 15-20h pour en finir avec tous les boss y compris les optionnels. Ça reste honorable mais par rapport à un premier run sur les précédents jeux des développeurs c’est beaucoup moins. Il reste les donjons calices pour allonger un peu cette durée de vie. Il s’agit de donjons sous terrain généralement très difficiles générés aléatoirement. L’initiative est bonne, c’est du bonus, c’est très sympa mais explorer ces zones devient vite très redondant et ce malgré les nouveaux ennemis ou boss exclusifs à ces donjons.

Enfin, pour être tout à fait honnêtes, si certains pans de l’histoire m’ont beaucoup plus et ont un aspect délicieusement malsain (toute la partie « Bébé »), globalement la narration par les descriptions me laissent de plus en plus de marbre. Il faut dire que c’est le quatrième jeu des développeurs à vouloir raconter l’histoire comme cela et la magie ne marche plus forcément. Heureusement, certaines quêtes secondaires sont fantastiques : je pense à tout l’entourage du père Gascoigne, à Arianna ou encore à ce cher Alfred. J’aimerais aussi souligner que les musiques ainsi que les doublages (même s’ils sont peu nombreux) collent parfaitement à l’ambiance très sombre du jeu.

Au final, malgré tous les défauts cités qui empêchent Bloodborne de surpasser Dark Souls, il n’en reste pas moins que Bloodborne est un chef-d’œuvre, ça je le maintiens. Cette ambiance parfaitement glauque, cette ville pesante et designé de façon tellement intelligente et cette direction artistique fabuleuse ! Rien qu’en écrivant sur ses qualités je suis en transe (ce qui peut aussi être dû aux 30°C) tellement ce jeu m’a emballé.

Bloodborne est un incontournable, la meilleure exclusivité de la console de Sony à ce jour (et oui, désolé Knack), une leçon de direction artistique et de level-design mais surtout Bloodborne est potentiellement un system seller. J’en suis la preuve vivante.

PS : Tous les screens sont de moi. Merci le bouton « Share ».

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5 réponses à “J’ai fini Bloodborne et j’ai des choses à dire !

  1. Toujours pas eu le courage de me mettre sur Demon Soul…qui crève du coup depuis 2010 dans ma pile TODOGAME
    Un jour peut être en tout cas étant fan de « l’indicible » la DA de BloodBorne me hype méchamment !

    Aimé par 1 personne

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